Les rites autour de la mort sont un point différenciant l’homme du règne animal. C’est l’étude de ces rites (« gestes et paroles codifiées, à valeur symbolique, propres à un groupe culturel ») qui permet de percevoir l’âme d’une société.
La pastorale des funérailles est une pastorale de masse mais qui doit faire place à chaque cas en particulier et s’y adapter. Comment témoigner de la foi en la résurrection dans un contexte de désocialisation des rites et d’individualisation des pratiques ?
Passage de la société rurale à la société urbaine, affaiblissement du rôle des paroisses comme centre de la vie sociale, effondrement de la pratique religieuse, éclatement des familles, approche hygiéniste de la mort… sont autant de facteurs ayant contribué à l’effacement des critères et rites traditionnels.
Mais de tous ces facteurs, l’évolution de la médecine est celui qui a le plus de conséquences sur le rapport à la mort. L’hôpital, lieu de combat contre la mort a du mal à être le lieu de concentration des morts.
Le déplacement du lieu de mort de la chambre familiale au lit d’hôpital a changé bien des choses. Il en résulte une diversification des parcours funéraires… et d’autres lieux émergents comme lieux possibles de la célébration d’obsèques (hôpital, funérarium, crématorium…)
Dans ce contexte brouillé, l’Eglise rappelle une des rares prescriptions existant quand au déroulement des obsèques : « en demandant de suivre le parcours rituel prescrit, l’Eglise souhaite rendre service aux personnes en deuil, en les aidant à vivre la séparation par étapes successives.