
Une assistance nombreuse a participé vendredi 13 mars à la conférence organisée par le Service Catholique des Funérailles de Versailles.
Comme l’a rappelé Guillaume d’Abbadie, les obsèques constituent un temps où se révèlent de façon incomparable les évolutions de notre société. Or ces évolutions sont nombreuses et se sont produites en un temps extrèmement limité d’un point de vue historique. Le déplacement des lieux de décès du domicile vers l’hôpital est probablement parmi ces évolutions celle qui a le plus de conséquences sur le rapport contemporain à la mort.
Xavier Grenet, en tant que bénévole en soins palliatifs a rappelé que la foi chrétienne n’occulte rien de la mort. Et que l’enjeu primordial de ces circonstances est le respect de la dignité de l’homme, laquelle va bien au-delà de la vie terrestre. Or cette dignité humaine est universelle, et transcende toute question religieuse. Xavier Grenet a notamment fermement déploré l’incroyable détournement de l’expression mourir dans la dignité par l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD).
Le père Jorens a insisté sur le rôle de l’Eglise dans les circonstances de la fin de vie et du deuil, à savoir ”être le visage de la divine douceur”. Cela passe entre autre par la capacité à écouter, à être attentif aux autres. Fort de sa riche expérience pastorale, le père Jorens a raconté comment il a tenu son rôle de pasteur lors d’obsèques de personnalités très éloignées de la foi. Face à la mort, a-t-il rappelé, chacun est “convoqué à la source de son être”.
Enfin Christian de Cacqueray a rappelé en quoi la diversification des parcours funéraires a complexifié l’accompagnement des familles. Pourtant, dans ce contexte pluriel, le parcours de référence, comprenant l’adieu au visage, la célébration à l’église et le dernier adieu au cimetière ou au crématorium, constitue un parcours riche psychologiquement, anthropologiquement et spirituellement.
Parmi les questions de la salle, à noter l’intervention importante d’une personne qui a rappelé que le temps du deuil ne se résume pas aux obsèques et qu’il y a là aussi un enjeu d’accompagnement, pour lequel de nombreuses associations existent (ont été citées parmi d’autres associations Espérance et vie, pour les veufs et veuves et Jonathan pierres vivantes, pour les parents ayant perdu un enfant).
J’ai connu l’abbé Jorens à l’aumonerie du lycée G Clénenceau à Villemomble ;j’avais alors une foi réelle!Je me suis mariée et nous avons élevé nos 2 enfants dans la religion catholique .Mais vers l’age de 40 ans ,j’ai perdu la foi Mon mari est mort et je ne sais pas si vous pouvez m’aider…
J’ai fait un site pour les parents dans le deuil d’un enfant, afin qu’ils reçoivent la consolation du Seigneur, mais ce que j’ai écrit a aidé un veuf à retrouver ainsi courage, dans la foi en Jésus Christ !…En espérant qu’il en sera de même pour vous.
Que le Seigneur vous bénisse.
Monique