Question-Réponses
Quelques questions/réponses autour du Service Catholique des Funérailles
Qu’est-ce qui distingue le SCF d’une entreprise classique de pompes funèbres ?
Le SCF propose un service funéraire complet délivré par des professionnels de l’accompagnement funéraire.
Notre différence réside dans l’esprit qui nous anime : nous concevons les services funéraires comme un accompagnement débutant lors de la rencontre avec la famille pour organiser les obsèques et se concrétisant le jour des funérailles.
Il nous semble essentiel, chaque fois que cela est possible, que la même personne qui a reçu la famille soit aussi présente à ses côtés le jour venu. L’accompagnement a besoin de continuité. Il n’est pas facile pour les familles en deuil de changer d’interlocuteur. Cet engagement est exigeant sur le plan de l’organisation, mais souvent très bénéfique pour les familles.
Quel est le rôle des bénévoles travaillant pour le SCF ?
La présence de bénévoles au sein de notre équipe constitue une indéniable richesse. Leur rôle s’articule autour de l’accueil et de l’accompagnement. Leur disponibilité redonne du sens à notre mission. Ils nous rappellent qu’il n’y a pas si longtemps, les services funéraires étaient assumés bénévolement par le voisinage du défunt. Ils sont une quinzaine, hommes et femmes, assumant pour certains des temps de prière à des étapes peu accompagnées : levée de corps, inhumation ou crémation. Grâce à eux les obsèques se vivent « en famille ».
Comment le SCF facture-t’il ses prestations ?
Seul service funéraire exerçant en association, et donc ne réalisant pas de bénéfices, le SCF tire de son statut une plus grande cohérence par rapport à sa mission. Les revenus du SCF permettent simplement de rémunérer ses salariés, et non des actionnaires extérieurs à notre objet.
Comment le SCF intègre t’il cette dimension spirituelle et cette volonté d’accompagnement dans ce qui reste, malgré tout, un échange de services ?
Le SCF se refuse à toute surenchère commerciale. A nos yeux, les familles nous rendant visite sont d’abord des personnes dans la peine et non des consommateurs.
Nous pensons que les services funéraires ne sont – ou ne devraient pas être - un commerce, mais une activité de service, liée à une circonstance de la vie, à la fois exceptionnelle et extrêmement sensible. Bien qu’effectuant ses prestations au travers des actes de commerce, le SCF a pour finalité de servir l’homme et le sens qu’il souhaite donner au décès d’un des siens. Cette approche est antinomique d’une visée marchande.
Beaucoup considèrent la rencontre avec les pompes funèbres comme une épreuve, imprégnés de la suspicion ambiante qui ternit la noblesse de ce métier.
Concrètement, comment se déroule la prestation commerciale elle-même ?
Afin de désamorcer la crainte de beaucoup de personnes en deuil à l’égard des pompes funèbres, nous limitons notre offre de cercueil à un modèle simple, à un prix raisonnable, tant pour l’inhumation que pour la crémation. Cette approche n’exclut pas, si la demande est explicitement exprimée par la famille, de recourir à un autre modèle, mais elle empêche toute surenchère.
La quasi-totalité des familles qui ont eu recours au Service Catholique des Funérailles pour le décès d’un proche ont validé cette pratique. Sa dimension symbolique porte en elle le signe d’une volonté de réformer les services funéraires pour leur restituer leur noblesse.
