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Le rite des funérailles
catholiques
Depuis sa fondation, l’Eglise Catholique
a ritualisé les principales étapes de l’existence
(naissance, mariage, décès).
Dans le domaine funéraire, elle a
opté très tôt pour l’inhumation,
au détriment de la crémation. Elle s’inspire
en cela du symbolisme du grain de blé tombé
en terre, repris par saint Paul :
« Ainsi en va t-il de la résurrection
des morts : semé corruptible, le corps ressuscite
incorruptible ; semé méprisable, il ressuscite
éclatant de gloire. »
(1 Co 15, 42-44).
Elle se fonde sur le rapport à un Dieu
transcendant et au Seigneur incarné, mort et ressuscité.
Le rite des funérailles se compose
traditionnellement en France de 3 temps forts pour l’inhumation.
La levée de corps est la première
étape. Elle consiste en un temps de prière.
Ce moment de recueillement est celui du dernier adieu au visage
du défunt, de l’être aimé. Le deuil
prend alors toute sa dimension sociale ce qui contribue à
le faire mûrir. Cet hommage précède le
départ à l’église. Accueillis par
le célébrant et la communauté, la famille
et les proches se rassemblent.
Le rite de la Parole partagée par le prêtre,
la famille, les amis… permet de valoriser le visage
humain du défunt. C’est bien sa vie qui est partagée,
célébrée, aussi bien que racontée.
Ce rite ancre le défunt dans une transcendance qui
ouvre au caractère divin. A l’issue de la célébration,
l’assemblée est invitée à se rendre
au lieu d’inhumation.
Le rite de l’inhumation
valorise la vie humaine et permet d’ancrer le défunt
dans différentes communautés : ecclésiale,
familiale, sentimentale professionnelle… L’Eglise
Catholique, par ce rite, insiste sur l’espérance
inouïe de la vie après la mort ainsi que sur la
trace que laisse le disparu.
Le cimetière demeure
un lieu de souvenir tant pour l’Eglise, qui célèbre
le 2 novembre ses défunts, que pour les proches qui
peuvent venir se recueillir, se souvenir et prier.
L’Eglise Catholique a levé l’interdiction
de la crémation en 1963.
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